Comment sont calculées nos données
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Comment sont calculées nos données

La plupart des calendriers lunaires publient des tables figées, recopiées ou légèrement ajustées d'une année sur l'autre. Ici, chaque donnée affichée (phase, illumination, signe, type de jour, tendance montante ou descendante) est recalculée pour la date exacte demandée, à partir d'un algorithme astronomique, sans dépendre d'un service tiers.

🌘 La position de la Lune

Nous calculons la longitude, la latitude et la distance géocentriques de la Lune à partir des termes principaux de la théorie lunaire ELP-2000/82, tels que les a tabulés l'astronome belge Jean Meeus dans son ouvrage de référence Astronomical Algorithms (chapitre 47). Concrètement, la position moyenne de la Lune est corrigée par plus de quarante termes périodiques, qui traduisent l'influence du Soleil et la forme elliptique de son orbite (évection, variation, équation annuelle, équation du centre). La position du Soleil est calculée de la même façon, d'après le chapitre 25 du même ouvrage, et nous tenons compte de l'écart entre temps terrestre et temps universel (environ 69 secondes en 2026).

Cette approche offre une précision de l'ordre de quelques secondes d'arc sur la longitude lunaire. C'est bien plus qu'il n'en faut pour classer un jour par signe, et cela permet surtout d'afficher l'heure des phases à quelques minutes près, là où beaucoup de calendriers se contentent du jour. Nous avons comparé nos résultats aux éphémérides publiées pour novembre 2026 : Nouvelle Lune le 9 à 8h02, Premier Quartier le 17 à 12h47, Pleine Lune le 24 à 15h53, des heures identiques à la minute près.

✨ La phase et l'illumination

L'illumination du jour est calculée à partir de l'élongation entre la Lune et le Soleil (l'angle qui les sépare vu depuis la Terre). Cette élongation nous donne aussi le sens d'évolution, croissante ou décroissante, et permet de situer le jour dans le cycle, du premier croissant au dernier croissant. Les quatre phases principales (Nouvelle Lune, Premier Quartier, Pleine Lune, Dernier Quartier) sont des instants précis, pas des périodes : nous calculons heure par heure le moment où l'élongation atteint exactement 0°, 90°, 180° ou 270°, puis nous l'affichons en heure de Paris, heure d'été comprise. Seul le jour où se produit cet instant porte le nom de la phase, ce qui évite d'annoncer une Nouvelle Lune trois jours de suite comme le font certains calendriers.

♈ Le signe et le type de jour

C'est le point le plus technique, et souvent source d'erreur ailleurs : la tradition du jardinage lunaire (biodynamie) situe le type de jour par rapport aux constellations réelles du zodiaque, un repère dit sidéral, et non par rapport à l'équinoxe de printemps utilisé en astrologie occidentale classique, un repère dit tropique. Ces deux repères sont décalés d'environ 24° aujourd'hui, un écart qui grandit d'environ 1° tous les 72 ans du fait de la précession des équinoxes.

Nous convertissons donc la longitude tropique de la Lune en longitude sidérale à l'aide de l'ayanamsa Lahiri, une référence standard en astronomie sidérale (23°51' à l'epoch J2000.0, dérivant d'environ 50 secondes d'arc par an), avant de déterminer le signe et, par son élément (Terre, Eau, Air, Feu), le type de jour. Nous avons vérifié cette approche en comparant nos résultats à ceux d'un calendrier concurrent en ligne sur une même date : seul le calcul en repère sidéral reproduit le type de jour attendu par la tradition biodynamique, un calcul tropique aurait classé plusieurs jours dans la mauvaise catégorie.

🧭 Montante ou descendante

Nous comparons la déclinaison géocentrique de la Lune du jour avec celle de la veille, obtenue en convertissant sa position écliptique en coordonnées équatoriales via l'obliquité de l'écliptique : si la déclinaison augmente, la Lune est montante ; si elle diminue, elle est descendante. C'est un calcul indépendant de la phase (voir notre guide dédié).

🛰️ Périgée, apogée et nœuds lunaires

L'orbite de la Lune n'est ni circulaire ni dans le même plan que celle de la Terre. Elle passe donc chaque mois au plus près de nous (le périgée, entre 356 000 et 370 000 km environ) et au plus loin (l'apogée, entre 404 000 et 406 700 km environ), et elle traverse deux fois le plan de l'écliptique, aux points appelés nœuds lunaires. Nous repérons le périgée et l'apogée comme les extrêmes de la distance calculée heure par heure, et les nœuds comme les instants où la latitude écliptique de la Lune change de signe.

La tradition du jardinage lunaire, reprise par la plupart des calendriers biodynamiques, considère ces jours comme défavorables aux semis et aux plantations : ils apparaissent dans le calendrier avec une mention dédiée. Pour le périgée et l'apogée, dont l'instant exact dépend de perturbations plus complexes, notre calcul reste précis à environ une heure, c'est pourquoi nous affichons le jour et la distance plutôt qu'une heure à la minute.

🎯 Précision et limites

Notre algorithme reste volontairement compact, par choix assumé de rester rapide (calcul instantané dans votre navigateur) et sans dépendance externe. Il n'est pas conçu pour des usages qui demandent une précision à la seconde de temps, comme la prédiction d'éclipses ou d'occultations d'étoiles. Pour ce qui nous intéresse ici (signe, type de jour, tendance, heure des phases), l'écart avec une éphéméride professionnelle reste de l'ordre de quelques minutes, ce qui ne change le type de jour affiché que dans de très rares cas, lorsque la Lune passe d'un signe à l'autre aux alentours de midi.

🔄 Pourquoi recalculé en direct

Parce que le site n'est pas republié tous les jours, les données affichées sur la page d'accueil sont recalculées directement dans votre navigateur à l'ouverture de la page, pour toujours refléter la date réelle du jour où vous consultez le site, et non celle de la dernière mise à jour du site. C'est aussi ce qui permet de naviguer d'un jour à l'autre en un clic depuis la page d'accueil : chaque clic relance le même calcul pour la date choisie.

🔓 Une méthode ouverte, par choix

Nous documentons cette méthode publiquement, y compris ses limites, plutôt que de présenter nos chiffres comme une vérité indiscutable. Le jardinage lunaire reste une tradition, pas une science exacte (voir notre guide d'introduction) : le moins que nous puissions faire est d'être transparents sur la façon dont nous calculons ce que nous affichons.